01:00
J. S. Bach – Oratorio de Noël, BWV 248
Chaque année, de nombreux orchestres soulignent l’arrivée des fêtes de fin d’année en livrant une interprétation festive de l’Oratorio de Noël (BWV 248) de Jean-Sébastien Bach. Créée en 1734 à l’église Saint-Thomas de Leipzig, cette œuvre est composée de six cantates, chacune étant destinée à l’une des fêtes religieuses de la période de Noël. Gotthold Schwarz, le trente-quatrième « Thomaskantor », dirige le chœur de l’église Saint-Thomas de Leipzig et l’orchestre du Gewandhaus de Leipzig dans une interprétation du chef-d’œuvre choral de Bach. Parmi les solistes figurent Dorothee Mields (soprano), Elvira Bill (alto), Patrick Grahl (ténor, évangéliste), Markus Schäfer (ténor, arias) et Klaus Häger (basse). Cette performance a été captée en 2018.
03:32
Antonio Manna: Il basso napolitano
Stefano Demicheli dirige l’ensemble Talenti Vulcanici et les solistes Nicola Cianncio (basse) et Catherine Jones (violoncelle) dans un concert éclectique consacré à la musique baroque, enregistré à la l’église Santa Caterina da Siena de Naples, en Italie. Le programme comprend : « Quante i boschi han piane » (tirée d’Erminia) de A. Scarlatti; « Contro coli di fortuna » (tirée d’Il faraone sommerso) de Fago; « Idre, arpie, draghi e leoni » (tirée de La Iole) de Porpora; la Sonata a quattro, no 1 de Ragazzi; « Nel mar che bagna al bel Sebeïo » de A. Scarlatti; « Quanto abbraccia il mar » (tirée d’Euleo festeggiante) de Bononcini; « Precipitoso il mar che freme » (tirée d’Avi, Galatea e Polifemo) de G. F. Haendel; le Concerto pour violoncelle et cordes en sol de Porpora; « Miei fidi armatevi » (tirée d’Il faraone sommerso) de Fago; et « Per molti lustri » (tirée d’Euleo festeggiante) de Bononcini.
04:30
Misha Enzovoort
Misha Mengelberg, l’oubli a commencé son œuvre. Il attend un taxi qu’il n’a pas commandé pour aller à un concert qu’il n’aura pas lieu. Dans ce film, le documentariste Cherry Duyns suit le pianiste Misha Mengelberg lors de sa dernière tournée internationale avec son ensemble ICP (Instant Composers Pool). Depuis quelques années, le chef d’orchestre, compositeur et pianiste est en proie à la démence. Duyns suit cette icône du jazz européen lors d’une semaine de concerts données au club de jazz londonien Vortex : en raison de sa santé déclinante, il s’agit sans doute de ses derniers concerts à l’étranger. Les membres du groupe se préparent à dire adieu à Mengelberg, avec qui ils ont joué pendant des décennies. Faire de la musique, c’est comme respirer pour Mengelberg, mais maintenant qu’il est à couteaux tirés avec son cerveau, la question se pose de savoir jusqu'à quand il pourra continuer à jouer avec son ensemble ICP. Duyns se renseigne discrètement sur cette question auprès des membres du groupe : Misha, ne doit-il pas être protégé contre lui-même ? L’un d’entre eux répond résolument : non. Le fait que Mengelberg est toujours sur scène avec son ensemble, malgré sa maladie, correspond à son esthétique : tous peuvent participer. Il aime le chaos et la folie. Dans des éclairs de lucidité, Mengelberg dit vertement ce qu’il pense de ses confrères compositeurs comme John Cage (« de la musique assez hostile » et Chopin (« terriblement ennuyeux »). Dans un moment ludique, il joue du piano avec sa canne. Pourtant, une question importante se pose : l’ensemble pourra-t-il continuer à exister sans son pivot ?